Arts pluriels du feu
Travaillant divers matériaux comme la terre, le plâtre, le bronze ou l’acier en premier lieu, le verre a attrapé Valérie Fanchini et ne l’a plus lâché.
Ce matériau a signifié la fin d’une approche figurative : les notions présentes depuis le début d’interdépendance, de dualité, de complémentarité, d’ambivalence se traduisent de façon plus symbolique, voire abstraite, notamment par l’utilisation conjointe du verre et du métal. Le verre est captivant pour un sculpteur car il permet de travailler l’intérieur du volume en faisant jouer à la lumière un rôle encore plus fondamental. C’est un médium ambivalent, un liquide/solide, un présent/absent, un fragile/solide, un intérieur/extérieur.
En domptant le verre et le métal, ces deux arts du feu, il en résulte des œuvres d’une étonnante complexité, entre pesanteur et légèreté. Merci Prométhée !

Terra in vitro 16
Fonte de verre à la cire perdue, pâte de verre, acier
Hauteur 55 cm, 2023
Bio
Valérie Fanchini découvre les émaux sur cuivre à l’adolescence, puis la sculpture à l’âge de 25 ans. Après diverses formations en France et à l’étranger elle en fait son métier. Depuis une vingtaine d’années elle se consacre plus spécialement au verre, dont elle travaille la pâte de verre selon la technique de la cire perdue et depuis plus récemment, de la pâte de verre fine au sable. Verre et métal entremêlés… contrastes et dépendances.


